
I. HISTORIQUE.
Tout à commencer en 1998 à Kitenge, Congo chef lieu du district ecclésiastique de Kitenge, là où j’étais affecté comme pasteur afin de commencer la deuxième paroisse, alors qu’il y a eu plus de 20 ans ce village n’avait qu’une seule paroisse, avec mon affectation et sous l’initiative du Surintendant de District le Rév. KABONGO ILUNGA, il a été proposé que nous commençâmes la deuxième paroisse nommée "Mont Carmel."
Un mois après mon arrivé, Kabalo tomba dans les mains de rebelles pendant la guerre d’agression "Rwanda/ RDC." Dispersion à Kitenge, je suis resté seul. Tout le monde s’était enfui ne sachant que faire. Etant pasteur, je ne pouvais pas croiser les bras, je me suis fait Aumônier de militaires presque 16000 militaires qui étaient regroupés à Kitenge. Mon travail d’aumonerie a commencé de novembre 1998 à Janvier 1999.
En janvier la population commencait à rentrer progressivement et nous avons commencé les activités avec 30 membres. Dans ce trois mois, j’ai eu l’ocassion de connaître la vie d’un militaire, eux aussi dans leur camp avaient besoin du secours divin et bon nombre d’entre eux se sont convertis.
Kitenge est un village d’au moins 24000 âmes, comme il y avait une surpopulation, la nourriture devenait de plus en plus rare et cher, la faim battait son plein, il ne fallait pas croiser les bras chacun se tracassait de tous coté pour trouver quoi mettre sous la dent. Moi non plus n’étais pas épargné à cette situation de misère. Un jour je suis décidé comme tous les autres, d’aller chercher à manger à plus de 45 Kms. Arrivé à Ngende à 17 hoo’, comme le malheur ne vient jamais seul, la même nuit du 22 Septembre 1999, nous étions encerclé par les rebelles Congolo-rwandais, ces derniers nous ont tout pris, ( argent , habits, vélos …) mais j’en suis resté la vie sauve. J’ai fait le pied dans mon chemin de retour.
Sorti de là, nous avons encore rencontré quelques difficultés nous infligées par nos frères ‘ SIMBA - MAY MAY’. Nous étions obligé de fuir trois fois dans trois ans, nous nous refugions contre les inciviques. L’insécurité était généralisée dans tout le district ecclésiastique de Kitenge.
Dans 9 circuits que composaient notre district, trois seulement étaient disposés à travailler, les autres non. Les églises étaient fermées car toute la population était éparpillée soit dans la forêt soit dans les villages de l’autre rive de la rivière lomami. Pour visiter ces fidèles, nous étions exposé à toput danger, nous gaspillions l’argent pour se frayer le chemin et surtout savoir négocier de tous les deux cotés ( May May et Soldats gouvernementaux).
Ce ministère a duré presque 3 ans au péril de notre vie mais dans tout cela la main de Dieu nous accompagnait et il n’y avait pas des incidents majeurs pour toutes les équipes qui partaient en evangélisation. Comme il y avait deuxcamps, le centre de Kitenge était abrité par les soldats du gouvernement et tous l’intérieur étaient habité par les May-May sous la responsabilité du Général TSHINJA TSHINJA ; Dans tout ceci, la population était entre le marteau et l’enclume et l’on ne savait pas sur quel pied danser.Etre dans le camp de militaires, c’est etre enemi de May-May et etre dans le camp de May-May c’est etre enemi de militaires.
Sachant que l’Eglise est apolitique et neutre, nous ne pouvions pas croiser les bras et laisser le mal continuer. Nous étions obligés de s’y impliquer malgré le coût que nous allions payer. Nous cherchions comment rassembler les deux frères enemis pour les mettre autour d’une même table de négociation, quoique s’était difficile, auprès de Dieu, tout était possible, après deux d’attente, pour cela, Dieu avait exhaussé notre prière car ce n’était pas le seul souci des églises, cela était devenu la préoccupation de tout un chacun. Ensemble avec les autorités politico-administratives, les militaires et la Police Nationale Congolaise ( PNC) , nous chercions partout nous retrouver pour discuter et chercher les voies et moyens pour mettre fin aux tracasseries policières, à des tueries et l’insécurité qui battait son plein.
L’Administrateur en la personne de Mr Pierre DAMIER NDOMBE, le Commandant Bataillon de 941° bataillon qui était à Kitenge, le Commandant de la Police Nationale Congolaise sont venus chez moi à la maison me demander si notre Eglise pouvait etre la cible de notre négociation comme c’était notre préoccupation. Nous n’avions pas hésiter à leur répondre positivement pour cette rencontre. Et j’ai était choisi comme prédicateur dans cette réunion tant longtemps attendu. Le travail était bien fait et présenté , toutes les parties se sont mises d’accord pour enterrer la chez de guerre.
Là où les politiciens échouaient, Dieu seul est prêt à donner la solution, pour vivre ces événements, voici les rapport du travail que nous avons accompli :
LUNDI 24 MARS 03
Entretien avec toutes les parties impliquées au rétablissement de la paix : Mr l’Administrateur de Territoire Assistant de Kitenge, le Commandant Battaillon de Forces Armées Congolaises à Kitenge (Cmd Bn FAC), Cmd Bn2, Cmd Bn3 et Cmd Bn5 FAC, Cmd PNC, Cmd FAP, Président CPP et son Comité, le Chef Sous Poste ANR, le Représentant du Chef de Groupement Nyembo, le Représentant de l’Eglise catholique, le Représentant de l’Union des Enseignants de Kitenge et les sages et Conseillers de combattants Simba May-May sont venus à la rencontre organisée dans l’enceinte de la paroisse Méthodiste Unie de Kitenge. Un groupe de combattants May May est venu aussi se joindre à nous pour préparer les conditions d’acceuil de leur Général CHINJA CHINJA ; Malheureusement ce dernier n’est pas venu ce lundi ; Ce pendant nous avons remarqué que les combattants May-May étaient plus nombreux que les soldats FAC sur le lieu de réconciliation ainsi que dans la cité de Kitenge.
MARDI 25 MARS 03
Vers 7h05, Mr Jackson KABAMBA l’Administrateur ai de Kabongo est venu se joindre à la rencontre. C’est seulement vers 14h15 que le Général CHINJA CHINJA est arrivé sur le lieu de la rencontre. Trente minutes après, quelques combattants May-May estimés à 6000 sont venus rejoindre l’équipe de réconciliation. Ceux-ci ont envailli la cour de la paroisse avec les soldats FAC. Nous étions alors tous présents pour débuter la cérémonie de réconciliation qui avait débuté à 14h15.
Mr Pierre Damien NDOMBE l’ATA de la place, a pris la parole le premier pour donner l’introduction à la rencontre. Il a commencé par rendre gloire à Dieu pour avoir permis la tenue de réunion. Il s’est rejouit de cette rencontre entre frères. Il a ainsi demandé au Surintendant de l’Eglise Méthodiste Unie, le Rév. MUJINGA MWAMBA KORA de prier pour la circonstance et prêcher la parole de Dieu avant de commencer le dialogue.
Notre intervention était taxée sur les points suivants :
--- La prière
--- Le message : Luc 15 : 17 – 24
Thème "Nous étions tous perdus et nous avons besoin de la repentance"
Après mon sermon, Mr l’ATA a repris le thème de cette réunion en insistant sur le fait que nous sommes tous les perdus comme est le sujet d notre prédication. Il a procédé à la présentation des participants en commençant par le général de Brigade Chinja Chinja et sa suite, le Cmd Bn FAC et sa suite, la FAP et la PNC ainsi que les membres. A l’intervention de l’AT : il a retracé l’historique de la guerre d’agression et la création des Forces d’Autodéfenses Populaires FAP et il est arrivé des mouvements de May-May. Il a aussi évoqué, les troubles entre FAC et May-May et la déstabilisation de villages et surtout la perte en vie humaine, le villages incendiés et le déplacement massif de la population.
Aujourd’hui nous ne voulons pas faire le tribunal dit-il pour chercher qui a raison et qui n’en a pas, non ! Mais ensemble chercons les vraies causes qui fassent chaque fois causer des troubles enfin que nous parlions et trouver de bases solides pour la survie de notre agglomération qui a tant souffert.
Les déclarations du général de Brigade Chinja Chinja : Moi, je suis un civil, ce qui nous est parfois choqué, c’est la tracasserie de Fac et la mauvaise compréhension de part et d’autres, les faux rapports de la population de tous les deux cotés. Aujourd’hui ce jour, c’est la première et la dernière réunion pour moi. Je ne peux plus encore combattre les Fac, car FAC est notre père qui nous chapeaute tous. Nous lui devons du respect chez-moi, il n’ya pas de tribunal, je demande à tout le monde d’aller déposer leurs problèms au tribunal sécondaire, à la PNC. Nous reconnaissons l’etat et toute sa force.
Après ce meeting, Dieu s’est vraiment manifesté, l’attitude des Simbas s’est vite chanchée. Ils se sont conformés aux paroles de leur chefs. La tracasserie était terminée. Nous attendons bientôt à avoir nîatre la paix.
Que vive l’Eglise Méthodiste Unie qui a hébergé les bélligérants et qui avait joué un rôle de catalyseur à travers son serviteur Rév. Mujinga Mwamba Kora.
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This article is part of a project on "The Theology of Peace and War ". For further information, go to http://www.mupwj.org/theologyofpeaceandwar.htm. Or contact Methodists United for Peace with Justice at 1500 16th Street, NW, Washington, D.C.20036 or at mupwj@mupwj.org. |